gobelet - petite autiste au fond de la classehttp://gobelet.cowblog.fr.CowblogfrTue, 20 Dec 2011 19:29:12 +0100180http://gobelet.cowblog.fr/de-charybde-en-scylla-3158124.htmlde charybde en scyllaCafé du temple, j'ai rarement vu une décoration d'aussi mauvais goût, mais va savoir pourquoi, ça me plait. peut-être parce que fin 2011 dans le 3ème arrondissement, il faut oser tenir un troquet orné du sol au plafond de motifs léopard, plafond duquel pendent une vingtaine de pères noël en tissu. peut-être aussi parce que le fait de payer un café crème plus de trois euros est compensé par la tresse noire d'un mètre qui m'apporte une carafe quand je lui demande un verre d'eau. sûrement parce que le mariage de tabourets pink floyd et de masques vénitiens sur fond zébré cause la crise d'épilepsie qui m'empêche de piquer un somme sur ma nappe en fausse fourrure. ce n'est qu'en allant uriner mes 4 euros 50 que je réalise que les patrons ont, en plus des fauves, une passion pour  marilyn monroe, qui trône, cuisses à l'air,  jusqu'au dessus des commodités tigrées. persuadée d'avoir trouvé le zinc le plus kitsch de la capitale, je reluque la robe blanche de marilyn en laissant un zèbre soufflant de l'air chaud me sécher les mains, et je quitte ma savane le sourire aux lèvres.
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http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3158124.htmlTue, 20 Dec 2011 19:29:00 +0100http://gobelet.cowblog.fr/de-charybde-en-scylla-3158124.html
http://gobelet.cowblog.fr/you-cut-your-own-hair-you-suck-your-own-dick-you-re-like-a-swiss-army-knife-3152255.htmlyou cut your own hair, you suck your own dick, you're like a swiss army knifeSe retrouver à montargis, alterner fous-rires et frustration pendant deux heures. Cette schizophrénie passagère explique sans doute pourquoi je me retrouve à avouer tout de go qu'un jour, plus sobre que jamais, j'ai mangé un filtre. La soirée se déroulera dans une maison à poutres apparentes transformée en refuge pour chiens à l'occasion, et sera rythmée par les « j'ai faim, passe moi un filtre » d'un sweat rouge bien trop drôle pour mon cerveau en bouillie.
Le lendemain, entre un anagramme et un abécédaire, citer j. avec un aplomb alarmant, et perdre le sourire devant cette facétie de ma mémoire sélective. Parce que si je suis incapable de me souvenir du titre de la chanson que j'ai écouté ce matin, restituer au mot près une phrase lue il y a six mois, c'est possible. Trop désespérée pour chercher une explication, je le deviens plus encore en constatant que je suis en présence de trois bipèdes trop intoxiqués pour comprendre que quand je dis « j'ai l'impression d'être avec j. », c'est un des plus beaux compliments que je puisse leur faire. 

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http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3152255.htmlMon, 21 Nov 2011 22:07:00 +0100http://gobelet.cowblog.fr/you-cut-your-own-hair-you-suck-your-own-dick-you-re-like-a-swiss-army-knife-3152255.html
http://gobelet.cowblog.fr/c-est-rare-quand-j-souhaite-que-tu-sois-pas-la-3150566.htmlc'est rare quand j'souhaite que tu sois pas làici, il y a toujours une bouteille de vin blanc au frais quand j'arrive, et on la débouche toujours en écoutant du blues si fort que les murs en tremblent. je me fais engueuler par le maître de maison si je mets plus de dix secondes à reconnaître Clapton ou les Doors, on rigole pas avec ça. on s'échange des cousues contre des roulées sans filtre, à l'ancienne qu'il dit. il ne dit jamais « un ptit fé-ca ? » mais « tu veux un café ? », comme le font les gens bien. je connais peu de types qui ont la même classe que lui en marinière, et quand je l'informe que je pars faire la nouba à  belleville, le regard qu'il jette à ma mini jupe en dit long sur ce qu'il ferait au caïd qui oserait m'importuner. et j'aimerais pas être dans les pompes du gus : le maître de maison, c'est mon père, et il a des presse papiers à la place des mains.]]>http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3150566.htmlSun, 13 Nov 2011 12:05:00 +0100http://gobelet.cowblog.fr/c-est-rare-quand-j-souhaite-que-tu-sois-pas-la-3150566.htmlhttp://gobelet.cowblog.fr/la-rage-de-perdre-3148013.htmlla rage de perdrehttp://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3148013.htmlTue, 01 Nov 2011 19:42:00 +0100http://gobelet.cowblog.fr/la-rage-de-perdre-3148013.htmlhttp://gobelet.cowblog.fr/les-amants-reguliers-3147368.htmlles amants réguliers un jour, j'ai dérobé un tire bouchon guêpé dans une voiture. c'était le matin, on était à l'orée d'un bois, notre conducteur s'appelait sam, et ça me faisait rire de lui répéter en boucle que c'était drôle que ce soit lui le conducteur. lui, ça le faisait pas rire. je me souviens qu'il était peut être beau, mais son pote milou était hideux, en plus il avait un nom de chien blanc. quand j'ai pris le tire bouchon guêpé, sam venait de nous dire qu'on allait se caler dans sa voiture, et que si on voulait décoller, c'était maintenant. maintenant ça nous allait bien, il était tôt, j'avais un pull blanc ou beige, un pull de fille qui attend de revoir quelqu'un. j'ai pris le tire bouchon et on est parties. on est pas restées bien longtemps dans son appart, puisque le mec au prénom canin s'est révélé être encore plus crétin que moche. gare de l'est une heure après, on est trois à attendre mais je suis la seule à avoir l'air con, dans mon satané pull beige.
un an plus tard, j'ai perdu le tire bouchon guêpé depuis déjà longtemps et j'ai arrêté de mettre le pull beige, parce que j'ai arrêté d'attendre quelqu'un. un soir on avait fait la cuisine, e. et b. étaient venus, c'étaient peut être des lasagnes. au détour d'une bouteille, il avait ouvert un tiroir « tiens j'ai un tire bouchon là depuis un siècle je sais pas d'où il sort ». il le savait très bien, le tire bouchon était guêpé, et c'était le mien. cette nuit là j'ai gagné au trivial pursuit disney, j'ai bu trop de muscat - ou peu importe ce que c'était - j'ai écouté orelsan, je me suis endormie à minuit, et mon tire bouchon était dans mon sac. il y est resté encore six bons mois, jusqu'au jour où une bénévole bien trop zélée m'a interdit de le faire rentrer dans l'enceinte du festival. « je le garde, et je vous le rend à la sortie » avec sa gueule d'abstinente, j'aurais jamais dû lui faire confiance. parce que quatre heures plus tard, mon tire bouchon guêpé a disparu, et c'est deux euros qu'on me tend «en compensation »

le pull beige prend la poussière au fond de mon placard. 

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http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3147368.htmlSun, 30 Oct 2011 16:58:00 +0100http://gobelet.cowblog.fr/les-amants-reguliers-3147368.html
http://gobelet.cowblog.fr/a-l-imparfait-3145262.htmlà l'imparfaitJe me demande comment on peut avoir un nez aussi parfait, et c’est en le regardant que je comprends enfin la signification de l’adjectif « aquilin ».  deux mecs sur des tabourets de camping semblent être sur la même longueur d’ondes, puisqu’un d’entre eux finit par dire « on forme une fine équipe pas vrai ? ».  alors avec b. on se regarde, on éclate de rire, et il me fait une œillade qui me fait mourir à l’intérieur. Et je pense qu'on est heureux.]]>http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3145262.htmlWed, 19 Oct 2011 22:06:00 +0200http://gobelet.cowblog.fr/a-l-imparfait-3145262.htmlhttp://gobelet.cowblog.fr/je-controle-la-pluie-parce-que-je-maitrise-la-force-3145059.htmlje contrôle la pluie parce que je maîtrise la force Parce qu'il est évident que j'ai la gueule de quelqu'un qui peut taper un scandale, le serveur nous laisse avec plaisir nous installer à la table surmontée de deux majestueuses pancartes « réservé ». De notre banquette dérobée, on s'aperçoit vite que dans les pubs versaillais, les pakis n'ont aucun scrupule à tenter de refourguer leurs roses jusqu'aux tables collées aux lieux d'aisance. Mais le plus aberrant dans tout ça, c'est qu'en 2011, certains arrivent à vivre sans connaître les rudiments de la répartie : « non merci, on a déjà baisé ». Si je ne fréquente que des individus bon public, c'est pour ne pas être seule à rire de mes blagues anachroniques, alors quand on est deux à pouffer dans nos demis devant l'étranger blasé, je sais que j'ai fait le bon choix.
Un demi coma dans le transilien plus tard, trois heures de transports ne sont pas de trop pour échapper à un samedi soir dans un appartement yvelinois soudainement rebaptisé non-fumeur. Et puis j'adore passer ma nuit sur un terrain vague, au milieu de chiens et de camés, sentir le feu et subir les « regarde-moi dans les yeux, regarde-moi dans l'âme » incessants d'un quadra sous acide. Le pervers notoire a le charisme d'une demi-molle mais l'obstination d'un impuissant, donc, à l'heure du burger, il est encore penché sur moi, essayant de me convaincre que je suis son âme sœur.
Trous dans le cerveau et chiot dans les bras, j'oublie la caricature de poivrot qui se vautre opiniatrement à mes pieds, et me contente de ramener de l'eau, du pain, du fromage et du courage à une j. sans poumons. À la gare, la machine est HS, banalité dominicale à nogent sur vernisson. Je voyage aux frais de la princesse, et ma non-conversation avec une myope sans abri me revenant à l'esprit, je réalise : je suis très sociable pour une mysanthrope.
 
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http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3145059.htmlWed, 19 Oct 2011 00:04:00 +0200http://gobelet.cowblog.fr/je-controle-la-pluie-parce-que-je-maitrise-la-force-3145059.html
http://gobelet.cowblog.fr/tout-nu-comme-en-garde-a-vue-3141310.htmltout nu comme en garde à vue Ce n'est pas que la fumée me dérange, c'est qu'il est seize heures dans le train pour paris, que le wagon est bondé et que des enfants y gambadent. c'est ce que j'explique aux sept idiots qui me dévisagent avec mépris quand je leur demande d'éteindre leur sèche. « non » est la seule réponse que j'obtiens, et comme elle vient d'un garçon manqué de plus de quatorze ans, je ne relève pas.
Bien plus tard mais dans un quartier aussi pourri, en quémandant des cousues à qui mieux mieux, j'apprends qu'une sèche, ça se dit aussi une dure, et j'en reste passablement sur le cul. sur le cul je l'étais déjà, à cause des dons divinatoires que j'ai développé pendant le week-end. il semblerait qu'à la courneuve, chaque prénom qui sorte de ma bouche se matérialise dans la journée en une personne en chair et en bière devant nos yeux éberlués. sous un moche temps, j. et la madame irma que je suis devenue faisons des listes, qu'on planque du mieux qu'on peut dans nos sacs maisons non-étanches. parce que le mec qui nous demande si c'est une liste de courses, il a bien la gueule de celui qui irait vérifier quand on aura le dos tourné. et notre dignité bien coincée entre une bouteille de cola crasseuse et un k-way dégoulinant, c'est à celle qui trouvera le plus vite le stand où les sandwiches sont à un euro.  évidemment, le stand, on l'a jamais trouvé, mais à la place on a fini paumées dans une maison avec jardin au fin fond du val de marne. on passe la nuit à se cogner dans les murs, dans les portes, dans les gens. on fait tout tomber. même nos rires se cassent la gueule dans les poires au sirop. le lendemain rien n'a changé, sauf peut-être le niveau d'ébriété de nos compagnons de fortune, qui eux, sont redescendus, nous proposent un p'tit fé-ca, et comme on n'en veut pas, nous font du thé. de notre côté on a retrouvé deux brauperles, et on les boit en pouffant très fort, on est comme les vieux, on ne s'entend pas. 
Nos hôtes nous jettent des regards en biais qui veulent dire « je regrette », et je comprends leurs gueules interdites avec une semaine de retard, puisque je me vois tirer la même quand au détour d'une portière s. me lance « t'es pas une chienne mais tu te fais passer pour pire »

 

 

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http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3141310.htmlSat, 01 Oct 2011 16:41:00 +0200http://gobelet.cowblog.fr/tout-nu-comme-en-garde-a-vue-3141310.html
http://gobelet.cowblog.fr/une-cibiche-ca-n-engage-a-rien-3136602.htmlune cibiche ça n'engage à rien. C'est que j'ai l'air con dans ce lit à sept heures du matin, occupée à ne pas dormir. la moitié de mes fringues traine par terre, l'autre est je ne sais où, parce que quand j'ai un gramme dans chaque bras je suis du genre à avoir chaud. du genre à massacrer Brel juste pour me prouver que je connais les paroles par coeur, comme quand j'avais huit ans et que dans la voiture familiale je chantais Véronique Sanson en yaourt parce que connaître à la perfection toutes les chansons du monde me paraissait absolument indispensable. le genre de fille qui arrive en cours avec des yeux loin de tromper la chargée de TD sur la nature de la nuit que son étudiante a passé. « il faut dormir la nuit mademoiselle ». plus que huit mois à tenir. ]]>http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3136602.htmlMon, 12 Sep 2011 11:14:00 +0200http://gobelet.cowblog.fr/une-cibiche-ca-n-engage-a-rien-3136602.htmlhttp://gobelet.cowblog.fr/corde-a-sauter-et-vodka-martini-3131104.htmlcorde à sauter et vodka martiniC'était une de ces soirées qui commence et finit mal, une de celles auxquelles on va en sachant pertinemment qu'on ferait mieux de rentrer chez soi par le train de 22 heures au lieu de prendre le RER C pour Saint Michel. Le mec que je rencontre sur les quais est grand et moche, et qu'il porte le nom d'un chat décédé ne le fait même pas rire, je trouve ça dommage - encore un con qui s'ignore celui-là. Mais comme il m'offre un blue lagoon à quinze balles dans un troquet où une fille joue brel au piano, j'oublie qu'il n'est pas drôle et je sirote ma liqueur bleue avec la même énergie qu'une gamine hyperactive. Je me moque bien de ce grand dadais, puisque bientôt, je pars en vacances.

Quelques semaines plus tard, au fin fond de la forêt de janas, on est tous persuadés que le volley de 18 heures éliminera tout ce qu'on s'est enfilé de crêpes au nutella dans la semaine. mais comme le plus clair de notre temps sur le terrain, on le passe à parier cent balles et un mars sur l'issue du prochain match, on finira tous les vacances avec trois kilos en plus. La terrasse du bar est toujours sale le matin, dit le préposé de l'entretien, dégoûté de voir que certains font la fête et laissent trainer leurs bouchons de rosés, témoins de la célébration d'un anniversaire ou d'un dernier verre. C'est lui qui nettoie, et il n'est jamais invité à la fête. il faut dire que quand on a pas de dents et qu'on sourit de manière ostentatoire, les chances d'être pris pour un pervers polymorphe augmentent considérablement. c'est encore lui qui fuit son mobil-home dans la nuit pour passer sa rage en nettoyant les sanitaires, parce que ses voisins de chambrée sont trop bruyants, et qui me maudit en silence quand à peine capable d'aligner deux mots, j'arrive à articuler un « je peux finir le saumon ? ». comme il est moche, il se sent obligé de dire oui, et c'est sans un merci que j'engloutirai le précieux poisson. à l'heure du départ qui arrive trop tôt, leurs tentatives puériles pour m'extorquer une larme sur le quai ne me font pas perdre le sourire que je garde depuis ce matin où les pains au chocolat tendus sous mon nez me réveillent. sous le signe du v(entre).  

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http://gobelet.cowblog.fr/commentaires-3131104.htmlThu, 18 Aug 2011 00:50:00 +0200http://gobelet.cowblog.fr/corde-a-sauter-et-vodka-martini-3131104.html