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Aucun lien.Mercredi 19 octobre 2011 à 22:06
Un demi coma dans le transilien plus tard, trois heures de transports ne sont pas de trop pour échapper à un samedi soir dans un appartement yvelinois soudainement rebaptisé non-fumeur. Et puis j'adore passer ma nuit sur un terrain vague, au milieu de chiens et de camés, sentir le feu et subir les « regarde-moi dans les yeux, regarde-moi dans l'âme » incessants d'un quadra sous acide. Le pervers notoire a le charisme d'une demi-molle mais l'obstination d'un impuissant, donc, à l'heure du burger, il est encore penché sur moi, essayant de me convaincre que je suis son âme sœur.
Trous dans le cerveau et chiot dans les bras, j'oublie la caricature de poivrot qui se vautre opiniatrement à mes pieds, et me contente de ramener de l'eau, du pain, du fromage et du courage à une j. sans poumons. À la gare, la machine est HS, banalité dominicale à nogent sur vernisson. Je voyage aux frais de la princesse, et ma non-conversation avec une myope sans abri me revenant à l'esprit, je réalise : je suis très sociable pour une mysanthrope.
Mercredi 19 octobre 2011 à 0:04
Bien plus tard mais dans un quartier aussi pourri, en quémandant des cousues à qui mieux mieux, j'apprends qu'une sèche, ça se dit aussi une dure, et j'en reste passablement sur le cul. sur le cul je l'étais déjà, à cause des dons divinatoires que j'ai développé pendant le week-end. il semblerait qu'à la courneuve, chaque prénom qui sorte de ma bouche se matérialise dans la journée en une personne en chair et en bière devant nos yeux éberlués. sous un moche temps, j. et la madame irma que je suis devenue faisons des listes, qu'on planque du mieux qu'on peut dans nos sacs maisons non-étanches. parce que le mec qui nous demande si c'est une liste de courses, il a bien la gueule de celui qui irait vérifier quand on aura le dos tourné. et notre dignité bien coincée entre une bouteille de cola crasseuse et un k-way dégoulinant, c'est à celle qui trouvera le plus vite le stand où les sandwiches sont à un euro. évidemment, le stand, on l'a jamais trouvé, mais à la place on a fini paumées dans une maison avec jardin au fin fond du val de marne. on passe la nuit à se cogner dans les murs, dans les portes, dans les gens. on fait tout tomber. même nos rires se cassent la gueule dans les poires au sirop. le lendemain rien n'a changé, sauf peut-être le niveau d'ébriété de nos compagnons de fortune, qui eux, sont redescendus, nous proposent un p'tit fé-ca, et comme on n'en veut pas, nous font du thé. de notre côté on a retrouvé deux brauperles, et on les boit en pouffant très fort, on est comme les vieux, on ne s'entend pas.
Nos hôtes nous jettent des regards en biais qui veulent dire « je regrette », et je comprends leurs gueules interdites avec une semaine de retard, puisque je me vois tirer la même quand au détour d'une portière s. me lance « t'es pas une chienne mais tu te fais passer pour pire »
Samedi 1er octobre 2011 à 16:41
Lundi 12 septembre 2011 à 11:14
Quelques semaines plus tard, au fin fond de la forêt de janas, on est tous persuadés que le volley de 18 heures éliminera tout ce qu'on s'est enfilé de crêpes au nutella dans la semaine. mais comme le plus clair de notre temps sur le terrain, on le passe à parier cent balles et un mars sur l'issue du prochain match, on finira tous les vacances avec trois kilos en plus. La terrasse du bar est toujours sale le matin, dit le préposé de l'entretien, dégoûté de voir que certains font la fête et laissent trainer leurs bouchons de rosés, témoins de la célébration d'un anniversaire ou d'un dernier verre. C'est lui qui nettoie, et il n'est jamais invité à la fête. il faut dire que quand on a pas de dents et qu'on sourit de manière ostentatoire, les chances d'être pris pour un pervers polymorphe augmentent considérablement. c'est encore lui qui fuit son mobil-home dans la nuit pour passer sa rage en nettoyant les sanitaires, parce que ses voisins de chambrée sont trop bruyants, et qui me maudit en silence quand à peine capable d'aligner deux mots, j'arrive à articuler un « je peux finir le saumon ? ». comme il est moche, il se sent obligé de dire oui, et c'est sans un merci que j'engloutirai le précieux poisson. à l'heure du départ qui arrive trop tôt, leurs tentatives puériles pour m'extorquer une larme sur le quai ne me font pas perdre le sourire que je garde depuis ce matin où les pains au chocolat tendus sous mon nez me réveillent. sous le signe du v(entre).
Jeudi 18 août 2011 à 0:50
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