gobelet
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Aucun lien.Mardi 20 décembre 2011 à 19:29
Se retrouver à montargis, alterner fous-rires et frustration pendant deux heures. Cette schizophrénie passagère explique sans doute pourquoi je me retrouve à avouer tout de go qu'un jour, plus sobre que jamais, j'ai mangé un filtre. La soirée se déroulera dans une maison à poutres apparentes transformée en refuge pour chiens à l'occasion, et sera rythmée par les « j'ai faim, passe moi un filtre » d'un sweat rouge bien trop drôle pour mon cerveau en bouillie.
Le lendemain, entre un anagramme et un abécédaire, citer j. avec un aplomb alarmant, et perdre le sourire devant cette facétie de ma mémoire sélective. Parce que si je suis incapable de me souvenir du titre de la chanson que j'ai écouté ce matin, restituer au mot près une phrase lue il y a six mois, c'est possible. Trop désespérée pour chercher une explication, je le deviens plus encore en constatant que je suis en présence de trois bipèdes trop intoxiqués pour comprendre que quand je dis « j'ai l'impression d'être avec j. », c'est un des plus beaux compliments que je puisse leur faire.
Lundi 21 novembre 2011 à 22:07
Dimanche 13 novembre 2011 à 12:05
Mardi 1er novembre 2011 à 19:42
un an plus tard, j'ai perdu le tire bouchon guêpé depuis déjà longtemps et j'ai arrêté de mettre le pull beige, parce que j'ai arrêté d'attendre quelqu'un. un soir on avait fait la cuisine, e. et b. étaient venus, c'étaient peut être des lasagnes. au détour d'une bouteille, il avait ouvert un tiroir « tiens j'ai un tire bouchon là depuis un siècle je sais pas d'où il sort ». il le savait très bien, le tire bouchon était guêpé, et c'était le mien. cette nuit là j'ai gagné au trivial pursuit disney, j'ai bu trop de muscat - ou peu importe ce que c'était - j'ai écouté orelsan, je me suis endormie à minuit, et mon tire bouchon était dans mon sac. il y est resté encore six bons mois, jusqu'au jour où une bénévole bien trop zélée m'a interdit de le faire rentrer dans l'enceinte du festival. « je le garde, et je vous le rend à la sortie » avec sa gueule d'abstinente, j'aurais jamais dû lui faire confiance. parce que quatre heures plus tard, mon tire bouchon guêpé a disparu, et c'est deux euros qu'on me tend «en compensation »
le pull beige prend la poussière au fond de mon placard.
Dimanche 30 octobre 2011 à 16:58
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